Les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 se sont achevés le dimanche 16 août au soir à l’Alexander Stadium de Birmingham, au terme de sept jours de compétition. Bilan final pour la France : onze médailles — 0 or, 3 argent, 8 bronze — et aucun titre européen. Argent : Muhammad Abdallah Kounta (400 m), Just Kwaou-Mathey (110 m haies) et Alice Finot (3 000 m steeple, qui ne conserve pas sa couronne). Bronze : Jimmy Gressier (10 000 m), Étienne Daguinos (5 000 m), Laëticia Bapté (100 m haies), Marie-Julie Bonnin et Baptiste Thiery (perche), Hilary Kpatcha (longueur), Aurélien Quinion (marathon marche) et le bronze par équipes du marathon hommes (Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse, Hassan Chahdi). Dimanche soir, Agathe Guillemot a terminé 4e du 1 500 m, remporté par la Britannique Georgia Hunter Bell, et Armand Duplantis a décroché un 4e titre européen consécutif à la perche. Au tableau des nations, l’Italie termine en tête avec 10 titres, devant la Grande-Bretagne (9) et l’Allemagne (6) ; la France, sans or, est 19e à ce classement.
Article mis à jour le lundi 17 août 2026, après la clôture de la compétition. Cette version remplace le suivi en direct par le bilan final : elle intègre les trois médailles françaises du dimanche 16 août — Hilary Kpatcha à la longueur, Baptiste Thiery à la perche et le bronze par équipes du marathon hommes —, le 4e titre européen consécutif d’Armand Duplantis, la 4e place d’Agathe Guillemot sur 1 500 m et le tableau final des nations, recoupés sur deux bilans concordants. Les comptes rendus journée par journée des sections suivantes sont conservés tels qu’ils ont été établis pendant la compétition, avec leurs sources et leurs divergences signalées. Nous ne publions toujours pas les classements que nous n’avons pas pu recouper (javelot, 3 000 m steeple hommes et relais du dimanche, notamment). Tous les horaires de cette page sont donnés en heure de Paris.
L’événement s’est joué sur une semaine complète, avec deux sessions par jour et une couverture télé très large côté France. Vous trouverez ici le bilan final, puis les résultats journée par journée tels que nous les avons établis et sourcés pendant la compétition, dans la continuité de notre page d’actualités athlétisme.
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En bref #
- Du 10 au 16 août 2026 à Birmingham, à l’Alexander Stadium, pour la 27e édition. La compétition est terminée : cette page présente le bilan final.
- Bilan final de la France : onze médailles — 0 or, 3 argent, 8 bronze — et aucun titre européen. Argent : Muhammad Abdallah Kounta (400 m), Just Kwaou-Mathey (110 m haies, 13″ 16), Alice Finot (3 000 m steeple, 9′14″24 — la tenante du titre ne conserve pas sa couronne). Bronze : Jimmy Gressier (10 000 m), Étienne Daguinos (5 000 m), Laëticia Bapté (100 m haies), Marie-Julie Bonnin (perche, 4,70 m), Baptiste Thiery (perche, 5,85 m), Hilary Kpatcha (longueur), Aurélien Quinion (marathon marche) et le marathon hommes par équipes (Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse, Hassan Chahdi).
- Les trois médailles du dimanche : le bronze par équipes du marathon hommes le matin, puis Hilary Kpatcha en bronze à la longueur et Baptiste Thiery en bronze à la perche avec 5,85 m — la première médaille internationale du perchiste français, pendant que Mathieu Collet terminait 4e.
- Armand Duplantis a décroché un 4e titre européen consécutif à la perche, seul à franchir 6,15 m, devant le Grec Emmanouil Karalis (6,00 m) et Thiery. Il n’a pas tenté son record du monde (6,31 m).
- 1 500 m femmes : Agathe Guillemot échoue au pied du podium, 4e ; le titre revient à la Britannique Georgia Hunter Bell, devant son public.
- Le tableau des nations : l’Italie termine en tête avec 10 titres (22 médailles), devant la Grande-Bretagne (9 titres, 19 médailles) et l’Allemagne (6 titres, 21 médailles). La France, sans or, est 19e de ce classement, gouverné d’abord par le nombre de titres.
- Le stade affiche environ 40 000 places et a accueilli près de 1 600 athlètes, dont 80 Français (45 hommes, 35 femmes).
- La diffusion a représenté 47 heures de direct et 14 sessions sur France 2, France 3 et france.tv, avec une reprise sur Eurosport et HBO Max ; les épreuves restent disponibles en replay sur france.tv.
Agathe Guillemot 4e du 1 500 m : le pied du podium pour finir #
Le verdict est tombé dimanche soir : Agathe Guillemot a terminé 4e de la finale du 1 500 m, au pied du podium, et le titre est revenu à la Britannique Georgia Hunter Bell, devant son public. La dernière grande chance de médaille française sur la piste s’est donc arrêtée à la place la plus frustrante. Le récit ci-dessous, établi après les séries du samedi, est conservé tel quel : il raconte comment la Bretonne était arrivée à cette finale.
C’était le rendez-vous que les Bleus attendaient. Agathe Guillemot, 27 ans, licenciée au CAB Pont-l’Abbé et basée à Rennes, s’est qualifiée ce samedi pour la finale du 1 500 m. Les séries étaient programmées par la Fédération française d’athlétisme à 13h15 heure de Paris (12h15 à Birmingham), la Bretonne étant alignée dans la série 2 à 13h25 aux côtés d’Augustine Haquet, tandis qu’Adèle Gay ouvrait le bal en série 1. Les trois Françaises sont en finale.
Le format ne laissait pourtant aucune marge : six places qualificatives par série et aucun repêchage au chrono. Autrement dit, il fallait passer à la place, sans filet — ce que les trois Bleues ont fait. Agathe Guillemot avait annoncé la couleur avant la compétition, au micro de sa fédération : « J’ai envie d’être sur le toit de l’Europe avant d’être sur le toit du monde. Je suis prête pour viser le titre. »
Les chronos des séries, désormais disponibles. Agathe Guillemot a pris la 3e place de sa série en 4′08″17, Augustine Haquet la 6e et dernière place qualificative en 4′08″98, et Adèle Gay la 5e de la série 1 en 4′10″56. Aucune n’a eu besoin d’un repêchage : il n’y en avait pas. « Trois Françaises sur douze, job is done, pas de record sur la piste mais un record en zone mixte », résumait Agathe Guillemot auprès de sa fédération, dans le compte rendu « Kpatcha et Guillemot étaient pressées ». La qualification des trois Bleues est également donnée par le suivi en direct de Flashscore.
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La finale : dimanche 16 août à 22h13, sur France 2 et france.tv
La finale du 1 500 m féminin s’est courue le dimanche 16 août à 22h13 heure de Paris, soit 21h13 à Birmingham. C’était l’avant-dernière course de la compétition, juste avant les deux relais 4×400 m. À cette heure-là, la soirée du dimanche était sur France 2, qui a pris l’antenne à 21h00 après France 3. Agathe Guillemot y a pris la 4e place ; Georgia Hunter Bell a été titrée.
Cette épreuve se courait cette année sur deux tours seulement — séries puis finale, sans demi-finales — contre trois habituellement. Conséquence concrète : les finalistes n’avaient couru qu’une seule fois avant dimanche soir, et disposaient de plus de trente heures de récupération entre les séries et la finale. Un format qui favorisait plutôt les coureuses à gros finish — ce qu’est précisément Agathe Guillemot. Cela n’a pas suffi.
Ses concurrentes : Hunter Bell devant, un pronostic qui s’est vérifié
La principale rivale s’appelait Georgia Hunter Bell. La Britannique, qui courait devant son public, avait signé la meilleure performance européenne de l’année, réalisée au Meeting de Paris le 28 juin. Son palmarès était déjà lourd : vice-championne d’Europe du 1 500 m à Rome en 2024, médaillée de bronze olympique à Paris sur la distance, et vice-championne du monde du 800 m à Tokyo en 2025. La Fédération française d’athlétisme la désignait explicitement comme « la principale rivale » de Guillemot pour l’or — et c’est bien elle qui a été sacrée dimanche soir.
Le plateau de la finale avait perdu un nom lourd. Douze coureuses seulement se sont alignées dimanche, six par série qualifiées sans repêchage au temps — et Laura Muir, double championne d’Europe de la distance en 2018 et 2022, n’en fait pas partie : la Britannique a signé le 10e temps des séries en 4′09″66, insuffisant pour passer à la place. Gabija Galvydytė, souvent citée parmi les outsiders, est elle aussi éliminée. Restent, autour des trois Françaises et de Georgia Hunter Bell : la Portugaise Patrícia Silva, l’Irlandaise Sarah Healy, la Polonaise Weronika Lizakowska, l’Irlandaise Sophie O’Sullivan, la Polonaise Klaudia Kazimierska, la Portugaise Salomé Afonso, l’Italienne Ludovica Cavalli et la Tchèque Kristiina Sasínek Mäki. Détail qui compte : la tenante du titre, l’Irlandaise Ciara Mageean, n’est pas au départ de ces championnats. Le titre est donc vacant, et il l’est un peu plus depuis l’élimination de Muir.
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Une divergence de chrono sur Hunter Bell. La présentation officielle d’European Athletics lui attribue 3′55″63 cette saison, tandis que la fiche de l’épreuve donne par ailleurs 3′56″35 pour sa course de Paris du 28 juin, soit 72 centièmes d’écart. Nous ne tranchons pas — et cela ne change rien au raisonnement ci-dessous, puisque les deux valeurs sont inférieures au record des championnats.
Le chiffre que retiendra un connaisseur. Le record des Championnats d’Europe du 1 500 m féminin est de 3′56″91, établi par la Russe Tatyana Tomashova en 2006 : il tient depuis vingt ans. Or les deux favorites de dimanche l’ont déjà battu cette saison. Agathe Guillemot, avec son record de France en 3′56″24, est 67 centièmes plus rapide que la marque de 2006 ; Georgia Hunter Bell l’est davantage encore, quelle que soit celle de ses deux références que l’on retienne. Autrement dit, le plus vieux record de la table était à la portée de la course de dimanche — à une condition : qu’elle parte vite. Nous ne publions ni le chrono de la vainqueure ni celui d’Agathe Guillemot : nous n’avons pas pu les recouper à l’heure de cette mise à jour. Pour situer le plafond de la discipline, le record d’Europe appartient toujours à Sifan Hassan en 3′51″95 (2019).
Guillemot : neuf secondes gagnées en deux ans
Pour mesurer ce qu’elle est devenue, un seul rapprochement suffit. À Rome, en 2024, Agathe Guillemot avait décroché le bronze européen du 1 500 m en 4′05″69. Le 28 juin 2026, au Meeting de Paris, elle a porté le record de France à 3′56″24. Entre les deux : 9,45 secondes de mieux en deux ans sur la même distance. Entre-temps, elle est devenue en mars 2025 à Apeldoorn la première Française championne d’Europe en salle du 1 500 m, a terminé 4e des Mondiaux en salle 2026 en 3′59″71 (record de France en salle), a pris la 9e place de la finale olympique de Paris et a décroché en 2026 son troisième titre national sur la distance.
Son arme, c’est le dernier tour. Au titre européen en salle de mars 2025, elle avait bouclé son dernier 400 m en 55″ 75. Aux championnats de France d’Albi fin juillet 2026, sur un 1 500 m lent et tactique, elle a de nouveau libéré un finish du même ordre pour s’imposer. C’est exactement le scénario qu’elle cherchera dimanche soir : une finale fermée, gagnée dans les deux cents derniers mètres. Ancienne heptathlétienne reconvertie au demi-fond, elle possède aussi 1′59″05 sur 800 m, ce qui donne la mesure de sa vitesse terminale.
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Augustine Haquet, licenciée à l’UA Versailles, dispute son premier grand championnat en équipe de France senior avec un record à 4′03″56 ; Adèle Gay (Amiens UC), créditée de 4′01″21, découvre elle aussi ce niveau en plein air. Les voir toutes les deux en finale dès leur première sortie est, en soi, le résultat de la journée côté français.
La dernière journée : ce qu’ont donné les finales du dimanche 16 août #
La journée de clôture a rapporté trois médailles supplémentaires à la France — toutes en bronze — et porté le bilan de huit à onze. Voici les rendez-vous français, en heure de Paris, avec leur verdict.
Dimanche 16 août : marathons le matin, 1 500 m et relais le soir
| Heure (Paris) | Épreuve | Résultat |
|---|---|---|
| 8h30 et 9h10 | Marathon femmes puis hommes — FINALES | Bronze par équipes pour la France chez les hommes, grâce à Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse et Hassan Chahdi. Aucune Française n’était engagée sur le marathon femmes. Notre guide sur la distance du marathon |
| 20h30 | Perche hommes — FINALE | Mondo Duplantis titré, seul à franchir 6,15 m, devant Emmanouil Karalis (6,00 m). Baptiste Thiery en BRONZE avec 5,85 m, sa première médaille internationale ; Mathieu Collet 4e |
| 20h55 | Javelot femmes — FINALE | Alizée Minard était en finale — pas de médaille française ; nous n’avons pas pu recouper son classement |
| 21h05 | Longueur femmes — FINALE | Hilary Kpatcha en BRONZE, qualifiée d’entrée la veille avec 6,88 m |
| 21h35 | Relais 4×100 m mixte — FINALE | Nouveauté au programme de ces championnats, disputée en finale directe. Aucun Français engagé : la France n’avait pas aligné de relais sur cette épreuve |
| 21h50 | 3 000 m steeple hommes — FINALE | Nicolas-Marie Daru, Baptiste Fourmont et Pierre Boudy étaient en finale — pas de médaille française ; classements non recoupés |
| 22h13 | 1 500 m femmes — FINALE | Georgia Hunter Bell titrée devant son public ; Agathe Guillemot 4e, au pied du podium. Augustine Haquet et Adèle Gay étaient également en finale |
| 22h33 et 22h48 | Relais 4×400 m femmes puis hommes — FINALES | Le 4×400 m femmes (Isabelle Black, Orianne Chéry, Marina Lasserre, Louise Maraval) a disputé la finale — pas de médaille française. Le 4×400 m hommes avait été disqualifié en séries |
Programme et compositions françaises de ce samedi : « Le programme de samedi », Fédération française d’athlétisme — source primaire pour les horaires de 13h15, 21h07, 21h17, 21h25 et 22h07 et pour les Français engagés. Le 22h13 de la finale féminine de dimanche est recoupé sur trois relevés indépendants : un programme complet publié en heure française, un programme britannique qui donne 21h13 BST, et la fiche de l’épreuve qui retient 21h13 UTC+1 — les trois disent bien la même heure, une fois le fuseau appliqué. Composition et sort des relais : « Les relayeuses ont assuré », Fédération française d’athlétisme, mis à jour le 15 août.
Les dates, la ville hôte et le cadre de la compétition #
Birmingham a accueilli ces Championnats d’Europe 2026 à l’Alexander Stadium, une enceinte de référence qui peut recevoir environ 40 000 spectateurs. Il s’agissait de la 27e édition de la compétition, et d’une première au Royaume-Uni. Le rendez-vous s’est étiré sur sept jours, du 10 au 16 août, avec un format très lisible : des sessions le matin pour les séries et qualifications, puis des sessions le soir pour les finales et les grands moments de télévision.
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Heure de Paris ou heure locale ? Le point à ne pas rater
C’est le détail qui fait rater des finales chaque année. Birmingham vit à l’heure britannique (BST), soit une heure de moins qu’en France. Autrement dit : quand il est 20h10 à Paris, il est 19h10 à Birmingham.
Tous les horaires de cet article sont donnés en heure de Paris, c’est-à-dire l’heure de votre téléviseur. Pour obtenir l’heure locale anglaise — utile si vous suivez un live britannique ou si vous êtes sur place —, retirez simplement une heure. La finale du marteau masculin est annoncée à 20h10 par la Fédération française d’athlétisme et à 20h10 également par le programme jour par jour de L’Équipe, lui aussi donné en heure française : elle se dispute donc à 7:10 p.m. sur les supports britanniques, et c’est bien le même concours. Ce recoupement sur deux sources françaises indépendantes est notre garde-fou sur chaque horaire publié ici.
Jours 3 à 6 : les six médailles françaises depuis mercredi #
La version de cette page arrêtée au mercredi 12 août ne comptait que deux médailles françaises. Entre le mercredi et le samedi soir, la France en a gagné six supplémentaires et porté son total à huit — avant les trois médailles du dimanche, détaillées dans la section suivante, qui fixent le bilan final à onze. Voici ce qui s’est passé, journée par journée. Tous ces résultats portent sur des épreuves terminées.
Mercredi 12 août : deux médailles d’argent en une soirée
Muhammad Abdallah Kounta est vice-champion d’Europe du 400 m. Auteur du meilleur temps des demi-finales la veille, le sociétaire du Val d’Europe Montévrain a tenu son rang en finale, battu par le Britannique Matthew Hudson-Smith (44″ 17). « J’étais venu pour l’or, mais je prends cette médaille d’argent, parce que j’ai souffert et je reviens de très loin », a-t-il réagi. Il devient le neuvième Français médaillé sur 400 m aux Championnats d’Europe, et le premier depuis 2012 et le bronze de Yannick Fonsat à Helsinki.
Une divergence de chrono que nous n’arbitrons pas. La Fédération française d’athlétisme crédite Kounta de 44″ 40, là où Eurosport écrit 44″ 39. Un centième d’écart, sur lequel nous ne tranchons pas : retenez 44″ 4, et sachez que les deux versions circulent.
Just Kwaou-Mathey est vice-champion d’Europe du 110 m haies, en 13″ 16, son meilleur chrono de la saison. Le Normand d’Evreux AC, déjà quadruple médaillé de bronze dans sa carrière, s’incline devant le Suisse Jason Joseph (13″ 12) et devance le Polonais Jakub Szymański (13″ 26). « Je pense que ma saison y est pour beaucoup : je me suis blessé en avril », expliquait-il.
La soirée a été moins heureuse pour Louise Maraval, vice-championne d’Europe en titre du 400 m haies : partie d’un couloir défavorable après une qualification au temps, elle termine 8e de la finale en 54″ 88. Le titre revient à la Slovaque Emma Zapletalová en 52″ 91 — nous corrigeons ici notre version précédente, qui la disait tchèque. Autre déception, Gabriel Tual, tenant du titre du 800 m, a été éliminé dès les demi-finales. Gémima Joseph s’est en revanche qualifiée pour sa première finale européenne individuelle du 200 m en 22″ 68.
Jeudi 13 août : Finot en argent, Bonnin en bronze
Alice Finot est vice-championne d’Europe du 3 000 m steeple, en 9′14″24, sa meilleure performance de la saison. La championne d’Europe en titre et recordwoman d’Europe (8′58″67) cède son titre à l’Allemande Gesa Krause (9′12″69), une autre Allemande, Olivia Gürth, prenant le bronze en 9′15″33. « Cette médaille d’argent, je crois que je la savoure encore plus que l’or d’il y a deux ans », confiait-elle. Les deux autres Bleues finissent aux portes : Clara Entresangle 6e (9′21″03) et Flavie Renouard 7e (9′21″88).
Marie-Julie Bonnin a pris le bronze de la perche avec 4,70 m, franchis au deuxième essai et dans le vent. C’est sa première médaille dans un grand championnat en plein air. La Suissesse Angelica Moser s’impose à 4,80 m devant la Finlandaise Wilma Heltela (4,75 m). « J’en suis vraiment très fière, parce que ce concours a été tellement compliqué », résumait-elle. Les deux autres Françaises de cette finale historique — la première où la France qualifie trois perchistes — terminent 4e pour Margot Chevrier (4,60 m) et 7e pour Bérénice Petit (4,45 m).
Le reste de la journée a été plus rude : Lolassonn Djouhan termine 11e du disque avec 62,28 m, Corentin Le Clezio 7e du 800 m en 1′46″24, Gémima Joseph 5e du 200 m en 22″ 63, et Makenson Gletty 6e du décathlon avec 8 270 points, devant Antoine Ferranti, 10e avec 8 134 points.
Vendredi 14 août : la seule journée blanche des Bleus
Aucune médaille française ce vendredi. En finale du 800 m, Anaïs Bourgoin termine 9e en 2′00″65 et Clara Liberman 10e en 2′01″84 ; la Suissesse Audrey Werro s’impose en 1′54″81, record des championnats. « Je ne comprends pas vraiment ce qui s’est passé. Je n’avais pas mieux à proposer aujourd’hui », reconnaissait Bourgoin, pourtant recordwoman de France de la distance.
Au disque, Mélina Robert-Michon échoue à la 9e place avec 60,58 m, dépossédée du top 8 dans les dernières secondes du concours par la Suédoise Caisa-Marie Lindfors (61,66 m). À 47 ans, la Lyonnaise disputait ses neuvièmes Championnats d’Europe, un record de longévité toutes catégories confondues. Sur 10 000 m, Alessia Zarbo a lourdement chuté à la sortie du premier virage et termine 21e en 33′13″10.
Samedi 15 août au matin : le bronze d’Aurélien Quinion
Aurélien Quinion a décroché le bronze du marathon marche en 2h59′29″, record personnel. À 33 ans, le sociétaire de l’Entente Franconville Val d’Oise s’offre sa première médaille internationale. « C’est ma première médaille internationale ! Beaucoup de gens m’ont dit depuis un moment que je pouvais le faire, et maintenant, elle est là », a-t-il lancé à l’arrivée, sur Victoria Square.
Le scénario mérite d’être raconté en entier, parce qu’il ne s’est pas joué à la jambe. Quinion a franchi la ligne en quatrième position : c’est une pénalité de quatre minutes infligée au Hongrois Bence Venyercsán, rétrogradé 6e, qui lui a rendu le bronze. Le titre revient à l’Italien Massimo Stano en 2h56′49″, devant l’Espagnol Miguel Ángel López (2h56′57″). C’est la première médaille de la marche française à l’Euro depuis le titre de Yohann Diniz en 2014, et la septième médaille française de ces championnats.
La matinée a par ailleurs été historique pour la marche mondiale, avec deux records du monde : l’Espagnole María Pérez sur le semi-marathon marche (1h30′06″) et l’Italienne Sofia Fiorini sur le marathon marche (3h15′11″). Côté français, Pauline Stey échoue au pied du podium du semi-marathon, 4e, devant Ana Delahaie (6e) et Clémence Beretta (7e). Camille Moutard prend la 8e place du marathon marche.
Sources de ces quatre journées — toutes les médailles sont recoupées sur au moins deux sources dont la Fédération française d’athlétisme. Mercredi : « Kounta et Kwaou-Mathey, les vifs-argents » (FFA, source primaire), recoupé avec Eurosport. Jeudi : « Finot et Bonnin, deux médailles qui viennent de loin » (FFA, source primaire). Vendredi : « La marche était trop haute » (FFA). Samedi matin : « Quinion touche au but » (FFA, source primaire), recoupé avec Eurosport (mis à jour le 15 août à 12h31) et une dépêche AFP pour les deux records du monde de la marche.
Samedi 15 août au soir : le bronze de Jimmy Gressier sur 10 000 m
La huitième médaille française est tombée à 21h25, sur la piste. Jimmy Gressier a pris la troisième place du 10 000 m en 28′07″90, sa meilleure performance de la saison sur la distance. Le titre est revenu au Suédois Andreas Almgren en 27′23″44, record des championnats ; l’argent au Suisse Dominic Lobalu en 27′42″67.
| Place | Athlète | Chrono |
|---|---|---|
| 1re | Andreas Almgren (Suède) | 27′23″44 — record des championnats |
| 2e | Dominic Lobalu (Suisse) | 27′42″67 |
| 3e | Jimmy Gressier (France) — BRONZE | 28′07″90 |
| 5e | Baptiste Guyon (France) | 28′20″61 |
| 9e | Simon Bédard (France) | 28′24″62 |
Une divergence de chrono, et d’où elle vient. Le temps d’Andreas Almgren circule sous deux formes : 27′23″44 et 27′23″50. Nous retenons 27′23″44, donné par trois relevés — dont le corps de l’article de L’Équipe. Le 27′23″50 apparaît dans le chapô de ce même article de L’Équipe et dans le compte rendu de Flashscore : c’est le chapô qui diverge de son propre corps de texte. Nous le signalons plutôt que de faire comme s’il n’existait pas.
Le détail que retiendra un connaisseur : ce bronze ne s’est pas joué contre Almgren, mais dans les derniers mètres, contre un seul homme. Le départ a été lent — premier kilomètre en 3′16″9 — avant que le Suédois ne prenne la course à son compte et ne creuse la cassure décisive autour du huitième kilomètre. À deux tours de l’arrivée, la hiérarchie était déjà écrite : Lobalu à une centaine de mètres, et le duo Gressier–Yemaneberhan Crippa à près de 250 mètres. Autrement dit, l’or était hors d’atteinte depuis longtemps et la seule question ouverte portait sur la troisième place. Gressier a patienté derrière l’Italien avant de le déborder au sprint.
Où exactement le sprint a-t-il été lancé ? Les comptes rendus divergent : L’Équipe écrit un sprint « lancé à plus de 100 mètres de l’arrivée », Dicodusport parle d’un Crippa « déposé à 200 m de la ligne ». Gressier lui-même tranche pour la seconde version — voir sa déclaration ci-dessous. Nous ne publions en revanche ni le chrono de Crippa ni l’écart exact entre les deux : aucune source ne les donne à cette heure.
Sa réaction est tout sauf triomphale, et c’est ce qui la rend intéressante. Au micro de France Télévisions, propos rapportés par L’Équipe : « C’est un soulagement, même si je vous avoue que je ne suis pas forcément très fier de moi sur ces Championnats. J’aurais espéré mieux. » Puis l’analyse froide de sa propre course : « Le niveau européen, c’est le niveau mondial. À Tokyo, Almgren était 3e derrière moi. Aujourd’hui, il a écrasé la concurrence. Il était tout simplement trop fort. Il a fait un choix audacieux de faire l’impasse sur 5 000 m. J’ai joué ma stratégie et sécurisé la 3e place parce que je n’avais pas de bonnes jambes. J’ai fait un Van der Poel dans les 200 derniers mètres, avec un sprint digne d’un coureur de football tant je courais mal. » Il a résumé la semaine d’une formule : il s’est « enlevé une mini malédiction ».
Le contraste avec lundi donne toute sa valeur à cette médaille. Le 10 août, sur le 5 000 m, Gressier avait terminé 4e en 13′16″36, débordé dans les tout derniers mètres par son compatriote Étienne Daguinos — 27 centièmes l’avaient séparé du bronze, et quatre coureurs s’étaient tenus en 1,07 seconde. Le soir même, sur France 3, il lâchait : « Je suis un peu dépité. Ça a été un peu dur ces derniers temps mentalement à l’entraînement. Physiquement, je suis bien, mais cette année, j’ai pris un peu moins de plaisir, à partir aussi loin de chez moi en stages d’entraînement. » Le lendemain, il poussait l’autocritique plus loin encore auprès d’Ouest-France : « Le 5 000 m, c’était pour les autres, bravo à eux, surtout bravo à Étienne, qui nous rapporte cette belle médaille, et à l’équipe de France, c’est important, parce que j’ai failli à ma mission. » Détail qui compte pour situer la performance de samedi : c’est sa première médaille aux Championnats d’Europe sur piste, après une 4e place à Munich en 2022 et une 5e à Rome en 2024. Ses titres européens antérieurs avaient tous été gagnés ailleurs qu’au stade — en cross-country et sur route.
Les autres finales du samedi soir
1 500 m hommes : aucun Français sur le podium, et un podium inattendu. Le titre est revenu au Néerlandais Stefan Nillessen en 3′35″70, devant le Suédois Samuel Pihlström (3′36″16) et l’Irlandais Andrew Coscoran (3′36″24) — aucun des trois n’avait jamais décroché de médaille internationale auparavant. Côté français, Romain Mornet a pris la 8e place en 3′37″37 et Azeddine Habz la 10e. La course, très lente, a piégé les favoris : le Britannique Jake Wightman n’est que 6e en 3′37″17 et le Portugais Isaac Nader, champion du monde en titre, termine bon dernier en 3′39″69. Sur le chrono d’Azeddine Habz, nous restons prudents : L’Équipe n’écrit que « 3′37 », et la décimale — 3′37″61 — ne nous vient que d’une seule source. Nous publions donc sa place, pas son centième.
Habz, recordman de France en 3′27″49, était arrivé avec l’ambition la plus nette de la délégation — « Je viens pour aller chercher une médaille, pourquoi pas la victoire », disait-il à sa fédération. Sa réaction, au micro de France Télévisions, dit bien ce qui s’est joué : « C’était une course très tactique, c’était ouvert. J’ai des regrets avec l’accélération que j’ai mise dans le dernier 200 m. J’ai touché cette médaille. Je vois les autres revenir sur moi et c’est comme d’habitude, je me crispe. »
Hauteur femmes : Solène Gicquel 8e pour sa première finale européenne, à égalité avec la Britannique Morgan Lake. Le concours proposait des montées de barre très sévères — 1,83 m, puis 1,88 m, puis 1,92 m : la Bretonne a effacé 1,83 m au premier essai, puis franchi la barre suivante à sa deuxième tentative, avant de buter à trois reprises sur 1,92 m, la hauteur qui aurait égalé son record personnel. Seules cinq concurrentes ont passé 1,92 m, ce qui donne la mesure du niveau. Deux réserves que nous ne masquons pas. D’abord une divergence sur sa dernière barre franchie : Dicodusport écrit 1,88 m, le compte de France TV Sport écrit 1,89 m — les deux s’accordent sur la 8e place et sur les trois échecs à 1,92 m, et nous ne tranchons pas. Ensuite, nous ne publions ni la vainqueure ni la barre gagnante : aucune source atteignable ne les donnait à l’heure de cette mise à jour. Tout ce que l’on peut en dire, c’est que la gagnante a franchi au moins 1,92 m.
Triple saut hommes : Thomas Gogois au pied du podium. Le Picard termine 4e du concours. Nous ne publions ni sa marque ni le classement complet de l’épreuve, faute de relevé recoupé, ni le rang final de Jonathan Seremes.
Dimanche 16 août : trois médailles pour porter le bilan final à onze #
La matinée a d’abord apporté le bronze par équipes du marathon hommes. Le classement par équipes, établi sur les temps cumulés, a placé la France sur le podium grâce à Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse et Hassan Chahdi : la neuvième médaille française de la semaine, et la première par équipes de la délégation à Birmingham.
Le soir, Hilary Kpatcha a pris le bronze de la longueur. Qualifiée d’entrée la veille avec 6,88 m, la sauteuse tricolore a confirmé en finale pour monter sur le podium — la dixième médaille française.
La onzième est venue de la perche, avec Baptiste Thiery en bronze à 5,85 m. C’est la première médaille internationale du perchiste, pendant que Mathieu Collet échouait au pied du podium, 4e. Devant eux, Armand « Mondo » Duplantis a décroché son 4e titre européen consécutif, après Berlin 2018, Munich 2022 et Rome 2024 : seul à franchir 6,15 m, il a devancé le Grec Emmanouil Karalis (6,00 m). Le Suédois n’a pas tenté d’améliorer son record du monde, qui reste à 6,31 m.
Le 1 500 m féminin a refusé une douzième médaille aux Bleues. Agathe Guillemot a terminé 4e, au pied du podium, d’une finale remportée par la Britannique Georgia Hunter Bell devant son public. Augustine Haquet et Adèle Gay, également finalistes, complètent une campagne collective remarquable — trois Bleues sur douze finalistes — restée sans récompense.
Les résultats de cette dernière journée — médailles françaises, podium de la perche, titre de Hunter Bell et 4e place de Guillemot — sont recoupés sur deux bilans indépendants et concordants de la compétition ; la hauteur de 6,15 m du saut vainqueur de Duplantis est en outre confirmée par le tableau final de l’épreuve. Nous ne publions pas les classements que nous n’avons pas pu recouper : javelot féminin, 3 000 m steeple hommes, relais du dimanche et places individuelles des marathoniens.
Jour 2, mardi 11 août : le bilan complet des Bleus #
La Fédération française d’athlétisme avait annoncé quatorze Français en lice pour cette deuxième journée. Les deux sessions sont terminées et l’ensemble des résultats est acquis. Bilan tricolore : une médaille de bronze (Laëticia Bapté sur 100 m haies), quatre nouvelles qualifications en finale (les trois perchistes et Muhammad Abdallah Kounta), et trois éliminations qui font mal — Yann Chaussinand au marteau, Samuel Vessat et Yann Spillmann sur 400 m.
Session du matin : Maraval en finale, les trois Bleues du 800 m passent
| Heure (Paris) | Épreuve | Français engagés | Résultat |
|---|---|---|---|
| 11h35 | Disque hommes — qualifications | Lolassonn Djouhan (Martigues Sport Athlé), groupe A | Qualifié pour la finale : 63,10 m, 2e du groupe A et 7e des qualifications. Finale le jeudi 13 août à 21h45 |
| 11h45 | 400 m haies femmes — demi-finales | Louise Maraval (Entente Sèvre), demi-finale 1, couloir 7 | Qualifiée pour la finale : 3e de sa demi-finale en 54″50, dernière qualifiée au temps. Finale le mercredi 12 août |
| à partir de 13h05 | 800 m femmes — séries | Rénelle Lamote (série 1), Clara Liberman (série 3), Anaïs Bourgoin (série 4) | Les trois Bleues sont qualifiées pour les demi-finales : Clara Liberman 2e de la série 3 en 1′58″23 (record personnel amélioré de 11 centièmes), Anaïs Bourgoin 3e de la série 4 en 1′59″19, Rénelle Lamote 5e de la série 1 en 1′58″65, repêchée au temps |
Louise Maraval a signé la performance de la matinée tricolore. Exemptée des séries, la vice-championne d’Europe entrait directement en demi-finale, avec deux places qualificatives seulement par course et deux repêchages au chrono sur l’ensemble des demies. Troisième de sa course en 54″50, elle passe par la petite porte du temps — ce qui lui vaudra un couloir défavorable en finale. Créditée de 54″05 cet été et d’un record à 53″71, elle avait prévenu avant la compétition : « Les demi-finales seront hyper importantes car elles vont déterminer les couloirs attribués en finale. »
Sur 800 m, les trois Françaises passent : Rénelle Lamote, qui ouvrait le bal en série 1 aux côtés de la championne olympique britannique Keely Hodgkinson, Clara Liberman (1′58″34 cette saison), tirée dans une troisième série très relevée avec la Suissesse Audrey Werro, meilleure performeuse européenne de l’année en 1′53″80, et Anaïs Bourgoin, recordwoman de France en 1′55″65, de retour après l’alerte à l’ischio qui lui avait fait renoncer aux France Elite d’Albi. La série d’ouverture a été si rapide — onze concurrentes sous les 1′59″ sur l’ensemble des séries — que Lamote, cinquième de sa course en 1′58″65, a dû attendre le décompte final : elle prend le quatrième et dernier repêchage au temps. Ses deux compatriotes ont eu moins de frayeur : dans la série 3, emmenée par la Suissesse Audrey Werro (1′57″83), Clara Liberman a surgi dans la dernière ligne droite pour finir deuxième en 1′58″23, soit son chrono de référence amélioré de 11 centièmes — « Je n’ai pas douté un seul instant et je suis hyper fière de moi. Je sais qu’il y a moins de 1′58″ à aller chercher », savourait-elle. Dans la série 4, partie vite (57″5 au passage aux 400 m) avant un net ralentissement, Anaïs Bourgoin s’est classée troisième en 1′59″19 et a pris la dernière place directement qualificative pour les demi-finales.
Dans sa demi-finale, Louise Maraval a vu l’Italienne Ayomide Folorunso prendre les commandes (53″93) puis la Britannique Emily Newnham la déborder après le dixième obstacle. Il lui a fallu attendre le dénouement des deux autres demi-finales pour valider le dernier strapontin. « Je suis déçue de ma course, parce que mes sensations étaient bonnes, mais je n’avais pas le jus nécessaire pour finir comme je le voulais », soufflait la vice-championne d’Europe, qui devra composer avec un couloir peu favorable mercredi soir.
Lolassonn Djouhan ouvrait la matinée tricolore aux qualifications du disque. Le recordman de France (70,25 m) avait lancé à 67,52 m dès le printemps avant d’enchaîner les pépins physiques, dont l’origine a finalement été identifiée comme une double hernie discale ; une infiltration réalisée au lendemain des championnats de France d’Albi lui a permis de retrouver de meilleures sensations. « Le temps perdu n’est pas rattrapable, mais j’ai fait quelques belles séances ces derniers jours », expliquait-il. Le concours a été plus tendu que le résultat ne le laisse croire. Son premier essai, autour des 61,50 m, a été déclaré invalide par le jury à sa grande incompréhension, puis il a mordu son deuxième jet « avec les freins ». Sa troisième et dernière tentative, à 63,10 m, l’a finalement installé au 2e rang du groupe A et au 7e des qualifications, soit largement dans les douze qualifiés. « Je suis optimiste pour la suite, mais lucide. Il me reste beaucoup de choses à faire, à commencer par me reposer avant de repartir au combat », se projetait-il. Sa finale est programmée le jeudi 13 août à 21h45, heure de Paris.
Session du soir : Bapté en bronze, Chaussinand 9e du marteau
| Heure (Paris) | Épreuve | Français engagés | Ce qui se joue |
|---|---|---|---|
| à partir de 20h05 | Perche femmes — qualifications | Margot Chevrier (groupe A), Marie-Julie Bonnin et Bérénice Petit (groupe B) | Qualification directe à 4,55 m, hauteur déjà franchie par les trois Bleues. Les trois sont en finale : tir groupé complet pour la perche tricolore |
| 20h10 | Marteau hommes — FINALE | Yann Chaussinand (Clermont Auvergne Athlétisme) | 9e avec 76,19 m : deux premiers jets dans la cage, puis un seul essai valide, insuffisant pour entrer dans les huit du cut |
| 20h55 et 21h02 | 100 m haies femmes — demi-finales | Laeticia Bapté (demi-finale 1, couloir 6), Sacha Alessandrini (demi-finale 2, couloir 4) | Les deux Bleues ont passé le cap, puis disputé la finale à 22h30 le soir même : Laëticia Bapté y a pris le bronze en 12″73, Sacha Alessandrini est 6e en 12″92 |
| 22h00 | 400 m hommes — demi-finales | Yann Spillmann (demi-finale 1), Samuel Vessat (demi-finale 2), Muhammad Abdallah Kounta (demi-finale 3) | Muhammad Abdallah Kounta est en finale : vainqueur de sa demie en 44″38, meilleur temps du tour et record personnel amélioré de huit centièmes. Samuel Vessat (6e en 45″40) et Yann Spillmann (6e en 45″56) sont éliminés |
Yann Chaussinand arrive en finale du marteau après des qualifications gérées dans la douleur : 74,61 m, un essai mordu, puis 77,45 m au troisième et dernier jet, soit la troisième marque du tour derrière le Tchèque Volodymyr Myslyvcuk (79,61 m) et le Hongrois Bence Halász (79,58 m), devant l’Ukrainien Mykhaylo Kokhan (77,40 m) et le Polonais Pawel Fajdek (77,35 m). Cinquième des Europe à Rome puis huitième des Jeux de Paris, le Clermontois n’a encore jamais gagné de médaille dans un grand championnat seniors. Il annonce lui-même le tarif : « Je pense qu’il faudra 82 m pour gagner et plus de 80 m pour monter sur le podium. » Son record de France est à 82,44 m.
Le verdict du soir, fait par fait
Marteau hommes — Yann Chaussinand 9e, éliminé au cut. Le recordman de France, troisième des qualifications la veille avec 77,45 m, n’a pas tenu la promesse d’un premier podium international. En voulant corriger le faux rythme de ses qualifications, il a mis ses deux premiers jets dans la cage. Contraint de tout jouer sur son troisième et dernier essai, il a envoyé son engin à 76,19 m : une marque valide, mais insuffisante. Il termine 9e, à la porte des huit lanceurs admis à disputer les médailles. Le constat est identique chez L’Équipe et chez Eurosport. La Fédération française d’athlétisme chiffre exactement le manque : il aurait fallu 72 centimètres de plus. C’est le Hongrois Ármin Szabados qui l’a écarté du cut avec un jet à 76,91 m — et 76,19 m + 72 cm font bien 76,91 m, ce qui fait concorder au centimètre près le récit de la FFA et celui des suivis de résultats. « Je suis très déçu, parce que ces championnats étaient un objectif important de la saison », a réagi l’Auvergnat.
Le titre du marteau est revenu au Hongrois Bence Halász, avec 84,25 m — la meilleure performance mondiale de l’année et un record de Hongrie. L’Allemand Merlin Hummel prend l’argent (81,30 m) et l’Ukrainien Mykhaylo Kokhan le bronze (79,49 m). Ce dernier chiffre est notre point de contrôle : la FFA écrit que « la médaille de bronze s’est jouée à 79,49 m », exactement la marque que donne le tableau officiel des résultats.
100 m haies femmes — Laëticia Bapté en bronze pour deux centièmes, deuxième médaille française. Qualifiée au temps en demi-finale (12″77), la hurdleuse tricolore est allée chercher le podium depuis le couloir 2 dans la finale de 22h30. Elle boucle sa course en 12″73 (vent : −0,8 m/s) et devance la championne du monde suissesse Ditaji Kambundji de deux centièmes (12″75). Il a fallu de longues secondes de photo-finish pour établir le podium — et le titre lui-même s’est joué au millième entre la Néerlandaise Nadine Visser et la Polonaise Pia Skrzyszowska, créditées du même 12″67. « C’était très long, alors j’ai prié avant de voir mon nom sur le tableau », a raconté la Martiniquaise de l’US Robert, qui décroche à 27 ans sa première médaille internationale après une saison 2025 quasi blanche, gâchée par une blessure à un genou.
Sacha Alessandrini, l’autre Bleue de cette finale, termine 6e en 12″92, après avoir été qualifiée au temps avec 12″89 au tour précédent. C’était sa première finale internationale. « Fière d’obtenir ma première finale internationale, et frustrée de voir que le podium ne s’est pas joué très haut », résumait la Niçoise. Ce classement, qui ne reposait hier soir que sur une seule source, est désormais confirmé par la Fédération française d’athlétisme et par le tableau officiel des résultats.
Perche femmes — les trois Bleues en finale, une première historique. Margot Chevrier, Marie-Julie Bonnin et Bérénice Petit ont toutes franchi le cap des qualifications ouvertes à 20h05. C’est, selon la Fédération française d’athlétisme, la première fois de l’histoire que trois perchistes françaises atteignent la finale des Championnats d’Europe : la France avait déjà aligné trois représentantes à cinq reprises depuis l’entrée de l’épreuve au programme en 1998, sans jamais réussir à toutes les qualifier. Marie-Julie Bonnin a passé 4,40 m et 4,50 m sans faute ; Margot Chevrier et Bérénice Petit ont dompté 4,25 m puis 4,40 m dès leur premier essai. Leur finale est programmée le jeudi 13 août à 20h50.
400 m hommes — Kounta seul rescapé, et le meilleur chrono du tour. Les trois Bleus engagés en demi-finales à 22h00 n’ont pas connu le même sort. Muhammad Abdallah Kounta a remporté la troisième demi-finale en 44″38 : c’est le meilleur temps de l’ensemble des demi-finales et un record personnel amélioré de huit centièmes, signé en levant le pied avant la ligne. « Je ne panique pas quand les gars me dépassent, parce que je sais que je vais revenir », a-t-il expliqué. Samuel Vessat, strappé à la cheville droite, est 6e de sa course en 45″40 ; Yann Spillmann est 6e de la première demie en 45″56 — une élimination également rapportée par L’Alsace pour l’Alsacien. Tous deux sont éliminés.
Une précision qui compte : le record signé par Kounta est un record personnel, pas le record de France du 400 m — ce dernier reste la propriété de Samuel Vessat, avec ses 44″24 d’Albi. Kounta l’a d’ailleurs dit lui-même au micro de France TV : « Je sais que j’ai beaucoup mieux que le record de France dans les jambes, mais l’objectif, c’était de rentrer en finale. »
100 m hommes — Romell Glave champion d’Europe, Marcell Jacobs se blesse en finale. Le sprint roi de la soirée, programmé à 22h47, a livré une double surprise. Le Britannique Romell Glave, 26 ans, s’adjuge son premier titre européen en 10″09 (vent : −0,4 m/s), devant son compatriote Jeremiah Azu (10″16) : c’est le troisième doublé britannique sur 100 m dans l’histoire des Championnats d’Europe, après 1998 et 2018. L’Allemand Owen Ansah complète le podium. Surtout, le double champion d’Europe en titre Marcell Jacobs, meilleur performeur continental de l’année (9″96), s’est blessé en pleine course : lancé à la poursuite d’Azu, le champion olympique de Tokyo a vu son corps lâcher avant la mi-course. Il termine 7e en 12″26, très diminué. « J’étais devant, donc je n’ai pas vraiment su ce qui s’était passé avant de voir le ralenti », a raconté Glave.
Deux divergences que nous ne masquons pas. Sur le chrono du bronze du 100 m, le tableau officiel des résultats et le compte rendu du Guardian donnent 10″19 à Owen Ansah, tandis qu’Orange/Media365 écrit 10″16, soit le même temps que Jeremiah Azu. Deux sources contre une : nous retenons 10″19, mais nous signalons l’écart. Sur le sort de Marcell Jacobs, Orange/Media365 écrit qu’il « n’a pas passé la ligne », alors que le Guardian, présent sur place, le décrit franchissant l’arrivée en boitant et le tableau officiel le classe 7e en 12″26. Là encore, deux sources concordantes contre une : Jacobs a bien terminé sa course.
Cette page a refusé, dans sa version de 22h45, de nommer les qualifiés du 400 m faute de sources concordantes : deux suivis de résultats se contredisaient alors, et c’est bien la version prudente qui s’est révélée exacte. Elle a également refusé, à 22h55, le classement de Yann Chaussinand et le chrono de Muhammad Abdallah Kounta, qui n’étaient alors donnés que par une seule source. Ces deux chiffres sont désormais recoupés, et publiés ci-dessus.
Les cinq finales du mardi 11 août
Cinq titres ont été décernés lors de cette deuxième soirée. Ces résultats sont définitifs.
| Finale | Or | Argent | Bronze |
|---|---|---|---|
| Marteau hommes | Bence Halász (Hongrie) 84,25 m | Merlin Hummel (Allemagne) 81,30 m | Mykhaylo Kokhan (Ukraine) 79,49 m |
| 100 m haies femmes | Nadine Visser (Pays-Bas) 12″67 | Pia Skrzyszowska (Pologne) 12″67 | Laëticia Bapté (France) 12″73 |
| 100 m hommes | Romell Glave (Grande-Bretagne) 10″09 | Jeremiah Azu (Grande-Bretagne) 10″16 | Owen Ansah (Allemagne) 10″19 |
| Longueur hommes | Miltiadis Tentoglou (Grèce) 8,44 m | Simon Ehammer (Suisse) 8,29 m | Non recoupé à l’heure de cette mise à jour |
| 5 000 m femmes | Nadia Battocletti (Italie) 15′37″84 | Marta García (Espagne) | Micol Majori (Italie) |
Précision de méthode : les podiums du marteau, du 100 m haies et du 100 m sont recoupés sur au moins deux sources indépendantes, dont la Fédération française d’athlétisme pour les deux premiers. Pour la longueur hommes, la victoire de Miltiadis Tentoglou — son quatrième titre européen, avec 8,44 m et un vent de −1,1 m/s — est donnée par deux sources ; l’argent de Simon Ehammer et le podium du 5 000 m femmes ne reposent en revanche que sur un seul compte rendu, celui du Guardian. Nous les affichons en le disant, et nous compléterons dès qu’un second recoupement sera disponible.
Et Samuel Vessat, dans tout ça ?
C’est le nom que la France a le plus cherché mardi soir, et la réponse est rude : Samuel Vessat est éliminé en demi-finales du 400 m, 6e de sa course en 45″40, loin de ses 44″24 d’Albi. L’ancien basketteur, devenu recordman de France du 400 m deux ans seulement après ses débuts en compétition, ne disputera donc pas la finale. Il a couru strappé à la cheville droite, au bout d’une longue année universitaire aux États-Unis : « J’ai tout donné, mais les jambes ne répondaient pas vraiment aujourd’hui. Après une grosse saison, les petits bobos finissent forcément par s’accumuler, donc je n’ai pas de regret personnel », analysait-il. La finale s’est disputée le mercredi 12 août à 21h50, heure de Paris, et le seul Bleu à s’y aligner était Muhammad Abdallah Kounta, qui y a décroché l’argent. Le record de France du 400 m, lui, reste bien détenu par Samuel Vessat : le record battu mardi soir par Kounta est son record personnel.
À la perche, Margot Chevrier retrouve une sélection internationale — la dixième — deux ans et demi après sa grave blessure à la cheville aux Mondiaux en salle de Glasgow. Elle est revenue à 4,55 m cette saison, pour un record à 4,71 m, et retrouve dans le groupe A la Suissesse Angelica Moser et la Slovène Tina Šutej, toutes deux créditées de 4,80 m. Marie-Julie Bonnin, championne du monde en salle, s’est rassurée avec 4,72 m il y a une semaine à Jockgrim, tandis que Bérénice Petit, 27 ans, découvre son premier grand championnat seniors avec un record porté à 4,60 m cette saison.
Sur 100 m haies, le titre est français depuis Rome et il peut le rester malgré le forfait sur blessure de la tenante Cyréna Samba-Mayela. Laeticia Bapté, revenue à son meilleur niveau avec un record à 12″60, ouvre les hostilités au couloir 6 face à la Polonaise Pia Skrzyszowska (12″44 cette saison). Sept minutes plus tard, Sacha Alessandrini, descendue à 12″53 cette année, entre en piste au couloir 4 d’une demi-finale ouverte, avec la Hongroise Luca Kozák (12″59) et l’Allemande Franziska Schuster (12″69) comme principales rivales. La finale était programmée à 22h30, à peine une heure et demie plus tard : le temps de redescendre en température, et Laëticia Bapté y a pris le bronze.
Enfin, le 400 m masculin passe son premier vrai test. Pour la première fois, trois Bleus possédant un record sous les 45 secondes se présentent en demi-finales d’un même grand championnat. Yann Spillmann, seul Français à avoir couru les séries lundi, retrouve le favori britannique Matthew Hudson-Smith (44″09 cette saison), le Néerlandais Jonas Phijffers (44″72) et le Belge Daniel Segers (44″81). Samuel Vessat, recordman de France après ses 44″24 d’Albi, porte le maillot bleu en individuel pour la première fois, avec l’Allemand Jean Paul Bredau, l’Italien Edoardo Scotti et le Hongrois Patrik Simon Enyingi à ses côtés. Muhammad Abdallah Kounta (44″45) ferme le bal face à Charles Dobson (44″69), Attila Molnár (44″47) et Jonathan Sacoor (45″03) : « Je vise le podium. Moi, j’aime bien la pression, ça ne me dérange pas du tout. »
Résultats, chronos et citations de la session du soir du mardi 11 août : « Laeticia Bapté enfin récompensée », compte rendu de la Fédération française d’athlétisme, publié le 11 août et mis à jour le 12 août à 00h20 — c’est notre source primaire pour le chrono de Laëticia Bapté, celui de Sacha Alessandrini, les 44″38 de Muhammad Abdallah Kounta, les 45″40 de Samuel Vessat et les 76,19 m de Yann Chaussinand. Recoupée, pour le marteau et le 400 m, avec le compte rendu de Media365 / Orange Sports (publié le 11 août à 21h43 puis à 23h09), et, pour les podiums, avec le tableau officiel des résultats d’European Athletics et le compte rendu du Guardian (11 août, 23h10). Le podium du 100 m haies est en outre confirmé par franceinfo la1ère (11 août, 22h50). Résultats et citations de la session du matin : compte rendu de la Fédération française d’athlétisme, mis à jour le 11 août à 17h28 — c’est notre source primaire pour les qualifications de Lolassonn Djouhan et de Louise Maraval, ainsi que pour le chrono de Rénelle Lamote. Dates et horaires des finales à venir : programme jour par jour de L’Équipe, donné en heure française. Programme, horaires et citations du jour 2 : Fédération française d’athlétisme, mis à jour le 11 août à 00h47. Attention : la Fédération mélange heure de Paris et heure locale dans un même article — les titres de section sont en heure de Paris, les horaires de détail par série y sont parfois donnés en heure britannique. Qualification de Louise Maraval : Eurosport (mis à jour le 11 août à 13h55), recoupée avec Le Figaro et Ouest-France.
Jour 1, lundi 10 août : le bilan complet #
La journée d’ouverture est terminée, et tous ses résultats sont désormais établis. La Fédération française d’athlétisme avait aligné seize athlètes tricolores en individuel et un relais. Bilan : une médaille de bronze, huit Français encore en course après le premier jour, et cinq titres européens décernés.
Session du matin : cinq qualifiés sur neuf
| Épreuve | Français | Performance | La suite |
|---|---|---|---|
| Marteau hommes — qualifications | Yann Chaussinand | 77,45 m au troisième et dernier essai, 3e performance des qualifications | Qualifié pour la finale, mardi 11 août à 20h10 |
| 800 m hommes — séries | Yanis Meziane | 1′45″10, vainqueur de sa série et meilleur temps de l’ensemble des séries | Qualifié pour les demi-finales, mercredi 12 août |
| 800 m hommes — séries | Corentin Le Clezio | 1′45″43, 2e de sa série à 12 centièmes de l’Italien Francesco Pernici | Qualifié pour les demi-finales |
| 800 m hommes — séries | Gabriel Tual | 1′46″33, 4e de sa série | Repêché au temps : il prend le quatrième et dernier billet |
| 800 m hommes — séries | Louey Ouerrat | 1′47″58, 4e de sa série à cinq centièmes du troisième | Éliminé |
| 400 m hommes — séries | Yann Spillmann | 45″54, vainqueur de sa série depuis le couloir 9 | Qualifié pour les demi-finales, mardi 11 août à 22h00 |
| Longueur hommes — qualifications | Erwan Konaté | Trois essais mordus, aucune marque enregistrée | Éliminé |
| Poids hommes — qualifications | Stephen Mailagi | 19,17 m à son dernier essai, 16e du premier tour | Éliminé : il fallait 19,54 m pour entrer dans les douze |
| 400 m haies femmes — séries | Meta Tumba | Un départ trop prudent, jamais rattrapé | Éliminée dès le premier tour |
Yann Chaussinand, premier Bleu à entrer en lice, a dû attendre son ultime jet pour se sortir d’un groupe A piégeux. Sur 800 m, Yanis Meziane a signalé sa forme en gagnant sa série devant l’Espagnol Mohamed Attaoui, et Gabriel Tual, tenant du titre, est passé par la petite porte du repêchage au temps. Résultats et réactions : compte rendu de la Fédération française d’athlétisme.
Session du soir : le bronze de Daguinos et le carton plein des steepleuses
| Heure (Paris) | Épreuve | Français engagés | Résultat |
|---|---|---|---|
| 20h10 | Marteau femmes — qualifications | Rose Loga (Athlé Chartres), groupe A | Éliminée : un premier jet dans la cage, puis 63,77 m et 63,80 m, loin des 71,50 m demandés |
| 20h55 | Triple saut femmes — qualifications | Ilionis Guillaume (Grand Paris Seine & Oise), groupe A | Éliminée : 13,67 m, 19e des qualifications |
| 21h40 | 5 000 m hommes — FINALE | Étienne Daguinos (US Talence), Jimmy Gressier (Boulogne-sur-Mer AC) | Étienne Daguinos 3e en 13′16″09 : médaille de bronze. Jimmy Gressier 4e en 13′16″36 |
| 22h00 et 22h13 | 3 000 m steeple femmes — séries | Flavie Renouard (série 1), Alice Finot et Clara Entresangle (série 2) | Les trois Bleues en finale : Renouard 3e en 9′32″77, Finot 3e en 9′32″58, Entresangle 5e en 9′32″89 malgré une chute |
| 22h40 | 4×400 m mixte — FINALE | Samuel Vessat, Benedetta Kouakou, Benoît Moudio Priso, Isabelle Black | 7e en 3′15″85. Titre pour la Norvège en 3′09″62, record des championnats |
Le grand moment de la soirée est venu du 5 000 m. Le titre est revenu au Norvégien Jakob Ingebrigtsen, de retour à la compétition après une longue absence et une opération du tendon d’Achille — son nom figurait bien sur la liste des engagés publiée le 31 juillet par European Athletics. Derrière lui, c’est Étienne Daguinos, et non Jimmy Gressier, qui a rapporté à la France sa première médaille.
| Place | Athlète | Temps |
|---|---|---|
| 1er | Jakob Ingebrigtsen (Norvège) | 13′15″29 |
| 2e | Florian Bremm (Allemagne) | 13′15″60 |
| 3e | Étienne Daguinos (France) | 13′16″09 |
| 4e | Jimmy Gressier (France) | 13′16″36 |
Jimmy Gressier a mené la course avant de perdre trois places dans la dernière ligne droite. Le champion du monde du 10 000 m, qui affichait avant l’événement un objectif de doublé sur 5 000 et 10 000 m, en est à son troisième rendez-vous européen manqué après sa 4e place à Munich en 2022 et sa 5e place à Rome en 2024, toutes deux sur 10 000 m. « Je vais la ramener cette médaille, je me le promets à moi-même », soufflait-il après l’arrivée. Sa seconde chance est fixée au samedi 15 août à 21h25, heure de Paris, pour la finale du 10 000 m.
Étienne Daguinos, lui, a couru en outsider : replacé aux avant-postes à mi-course, le sociétaire de l’US Talence a débordé son compatriote dans les vingt derniers mètres. C’est sa première médaille dans un grand championnat sur piste. « Dans le dernier kilomètre, ce n’étaient plus les jambes mais la tête qui bossait. Je suis trop fier ! Franchement, je n’en reviens pas », a-t-il réagi devant la presse. Pour Ingebrigtsen, c’est une septième médaille d’or aux Championnats d’Europe en plein air.
Deux autres faits marquants côté français. D’abord le carton plein des steepleuses : il fallait entrer dans le top 8 de sa série, sans repêchage au temps, et Flavie Renouard, Alice Finot et Clara Entresangle ont toutes les trois validé leur billet — une première pour la France sur cette épreuve. Ensuite la déception du 4×400 m mixte : perturbés par le forfait d’Amandine Brossier, touchée à l’échauffement, les Bleus ont terminé septièmes en 3′15″85, très loin de la Norvège. « Déception, énervement et volonté de faire beaucoup mieux ce week-end », résumaient-ils.
Les cinq finales du lundi 10 août
Cinq titres ont été décernés lors de cette première soirée. Ces résultats sont définitifs.
| Finale | Or | Argent | Bronze |
|---|---|---|---|
| 5 000 m hommes | Jakob Ingebrigtsen (Norvège) 13′15″29 | Florian Bremm (Allemagne) 13′15″60 | Étienne Daguinos (France) 13′16″09 |
| Poids femmes | Jessica Schilder (Pays-Bas) 20,73 m | Jorinde van Klinken (Pays-Bas) 19,64 m | Yemisi Mabry (Allemagne) 19,50 m |
| Poids hommes | Leonardo Fabbri (Italie) 22,31 m | Zane Weir (Italie) 21,12 m | Wictor Petersson (Suède) 20,97 m |
| 4×400 m mixte | Norvège 3′09″62 (record des championnats) | Grande-Bretagne 3′10″47 | Pays-Bas 3′10″77 |
| 100 m femmes | Amy Hunt (Grande-Bretagne) 11″00 | Ewa Swoboda (Pologne) 11″02 | Delphine Nkansa (Belgique) 11″06 |
Sources du jour 1 : compte rendu de la Fédération française d’athlétisme (mis à jour le 11 août à 08h11) pour les résultats français, le 5 000 m et le 4×400 m mixte, complété par les comptes rendus de L’Équipe et de franceinfo sport. Précision de méthode : les podiums des deux concours du poids proviennent d’une seule source secondaire, le portail de résultats officiels d’European Athletics étant resté inaccessible (erreur 403) au moment de notre relevé. Les trois autres finales sont recoupées sur au moins deux sources.
Le programme jour par jour : quelles épreuves retenir ? #
Les sessions du matin démarrent en général vers 11h30 heure de Paris, avec les séries et les qualifications. Le soir, place aux finales et aux rendez-vous qui font grimper l’attention d’un cran.
Précision de méthode : nous n’affichons ci-dessous que les horaires que nous avons pu recouper sur une source officielle. Pour les journées suivantes, nous indiquons les finales programmées sans horaire tant que celui-ci n’est pas confirmé. Cette liste de finales n’est pas exhaustive.
| Jour | Finales programmées |
|---|---|
| Lundi 10 août — terminé | Poids femmes, poids hommes, 5 000 m hommes, relais 4×400 m mixte, 100 m femmes. Podiums complets dans le tableau ci-dessus. Étienne Daguinos en bronze sur 5 000 m. |
| Mardi 11 août — terminé | Marteau H (Bence Halász, 84,25 m ; Yann Chaussinand 9e), 5 000 m F, longueur H (Miltiadis Tentoglou), 100 m haies F (Nadine Visser ; Laëticia Bapté en bronze), 100 m H (Romell Glave). Podiums complets dans le tableau ci-dessus. |
| Mercredi 12 août — terminé | Marteau F, 400 m H (Muhammad Abdallah Kounta en ARGENT), 400 m haies F (Louise Maraval 8e), 110 m haies H (Just Kwaou-Mathey en ARGENT, 13″ 16) |
| Jeudi 13 août — terminé | Triple saut F, perche F (Marie-Julie Bonnin en BRONZE, 4,70 m ; Margot Chevrier 4e), 3 000 m steeple F (Alice Finot en ARGENT, 9′14″24), disque H (Lolassonn Djouhan 11e), 800 m H (Corentin Le Clezio 7e), 200 m F (Gémima Joseph 5e) |
| Vendredi 14 août — terminé | 10 000 m F, hauteur H, disque F (Mélina Robert-Michon 9e), 400 m haies H, 200 m H, 800 m F (Anaïs Bourgoin 9e, Clara Liberman 10e). Aucune médaille française |
| Samedi 15 août — terminé | Le matin : marches sur route — Aurélien Quinion en BRONZE du marathon marche (2h59′29″) — puis qualifications de la longueur F et séries du 1 500 m F à 13h15 : Agathe Guillemot, Augustine Haquet et Adèle Gay sont en finale. Le soir : hauteur F 21h07, triple saut H 21h17, 10 000 m H 21h25 (Jimmy Gressier), 1 500 m H 22h07 (Azeddine Habz), puis les deux 4×100 m à 22h33 et 22h48 |
| Dimanche 16 août — terminé | Marathons — bronze par équipes pour la France chez les hommes (Gondouin, Roudolff-Levisse, Chahdi) ; perche H (Duplantis titré à 6,15 m ; Baptiste Thiery en BRONZE, 5,85 m ; Mathieu Collet 4e) ; javelot F ; longueur F (Hilary Kpatcha en BRONZE) ; 4×100 m mixte ; 3 000 m steeple H ; 1 500 m F (Georgia Hunter Bell titrée, Agathe Guillemot 4e) ; 4×400 m F et H |
Une divergence que nous avions laissée ouverte est tranchée. Nous signalions que la Fédération française d’athlétisme avait écrit que les steepleuses avaient « pris rendez-vous pour la finale mercredi », alors que trois autres sources situaient cette finale le jeudi 13 août. C’est bien le jeudi 13 août que la finale du 3 000 m steeple féminin s’est courue, avec l’argent d’Alice Finot à la clé.
La compétition est terminée. La session du samedi soir avait livré son verdict — le bronze de Jimmy Gressier sur 10 000 m, aucune médaille sur le 1 500 m d’Azeddine Habz — et la journée du dimanche a conclu avec trois médailles de bronze supplémentaires : le marathon hommes par équipes le matin, puis Hilary Kpatcha à la longueur et Baptiste Thiery à la perche. L’occasion de relire notre guide sur la distance du marathon.
Le dernier week-end en résumé #
La soirée du samedi 15 août : la France y a gagné le bronze du 10 000 m avec Jimmy Gressier, tandis qu’Azeddine Habz (10e) et Romain Mornet (8e) rataient le podium du 1 500 m, que Solène Gicquel prenait la 8e place de la hauteur et Thomas Gogois la 4e du triple saut.
Le dimanche 16 août, journée de clôture, a rapporté trois médailles : le bronze par équipes du marathon hommes (Gondouin, Roudolff-Levisse, Chahdi) le matin, puis, le soir, le bronze d’Hilary Kpatcha à la longueur et celui de Baptiste Thiery à la perche (5,85 m), dans le concours du 4e sacre européen consécutif de Mondo Duplantis (6,15 m). La finale du 1 500 m femmes a clos la campagne tricolore sur la piste : Agathe Guillemot 4e, titre à Georgia Hunter Bell.
Sur quelles chaînes voir les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 ? #
| Solution | Accès | Ce qu’on y voit |
|---|---|---|
| France 2 | En clair | Une partie des sessions en direct |
| France 3 | En clair | Une partie des sessions en direct |
| france.tv | En ligne | Toutes les épreuves en direct, dont les finales des concours en intégralité et sans commentaires |
| Eurosport et HBO Max | Payant | Retransmission complémentaire de la compétition |
La diffusion est donc en clair sur France 2 et France 3, avec Alexandre Pasteur et Benoît Durand au commentaire, accompagnés de Stéphane Diagana et Maryse Éwanjé-Épée. En parallèle, france.tv diffuse l’intégralité des épreuves en direct, avec un gros avantage pour les concours de sauts et de lancers : les finales y sont visibles en entier et sans commentaires. Il faut aussi retenir le volume global : 47 heures de direct réparties sur 14 sessions.
Ce samedi 15 août et dimanche 16 août
Le samedi 15 août : la soirée était sur France 3 à partir de 19h55 puis sur France 2 à partir de 21h00, et c’est bien sur France 2 qu’ont été diffusés le 10 000 m de Jimmy Gressier à 21h25 et le 1 500 m d’Azeddine Habz à 22h07.
Dimanche 16 août, même schéma pour la dernière journée : France 3 le matin à partir de 8h25 pour les marathons, puis un bref créneau France 3 à 19h55, et France 2 à partir de 21h00. La finale du 1 500 m femmes, à 22h13, était donc sur France 2, comme les deux relais 4×400 m qui l’ont suivie. La perche de Mondo Duplantis (20h30) et le javelot féminin (20h55) avaient commencé avant la prise d’antenne de France 2 : pour ces deux concours, il fallait passer par france.tv, qui diffusait l’intégralité des sessions en direct et les concours en entier.
Grille recoupée sur les programmes TV publiés pour le 15 et le 16 août et sur deux relevés spécialisés, qui donnent tous France 2 à partir de 21h00 pour les deux soirées — c’est le point qui compte pour les finales françaises. Deux divergences que nous ne masquons pas : la durée du créneau France 3 du dimanche soir n’est pas la même partout (deux relevés annoncent 19h55 à 21h00, la grille des chaînes enchaîne sur un autre programme dès 20h00), et l’heure de fin de la soirée sur France 2 est donnée tantôt à 23h30, tantôt à 23h35. La compétition est par ailleurs reprise sur Eurosport 1 et Eurosport 2 et sur HBO Max.
Streaming, replay, applications : comment suivre l’événement en direct #
La compétition étant terminée, c’est désormais le replay de france.tv qui prend le relais : les sessions et les finales des concours y restent disponibles en intégralité, sur téléphone, tablette ou ordinateur.
Les Français à Birmingham : tous les verdicts #
La compétition est terminée. Voici le sort de chacun des Tricolores encore en course lors du dernier week-end.
| Athlète | Épreuve | Statut | Rendez-vous |
|---|---|---|---|
| Agathe Guillemot | 1 500 m femmes | 4e de la finale, au pied du podium — titre à Georgia Hunter Bell | Terminé |
| Augustine Haquet | 1 500 m femmes | Finaliste — premier grand championnat senior | Terminé |
| Adèle Gay | 1 500 m femmes | Finaliste | Terminé |
| Hilary Kpatcha | Longueur femmes | Médaille de bronze | Terminé |
| Yanis David | Longueur femmes | Finaliste | Terminé |
| Alizée Minard | Javelot femmes | Finaliste — pas de médaille ; classement non recoupé | Terminé |
| Baptiste Thiery, Mathieu Collet | Perche hommes | Baptiste Thiery médaille de bronze avec 5,85 m, sa première médaille internationale ; Mathieu Collet 4e | Terminé |
| Nicolas-Marie Daru, Baptiste Fourmont, Pierre Boudy | 3 000 m steeple hommes | Finalistes — pas de médaille ; classements non recoupés | Terminé |
| Félix Bour, Hassan Chahdi, Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Lévisse | Marathon hommes | Médaille de bronze par équipes pour la France (Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse, Hassan Chahdi). Aucune Française n’était engagée sur le marathon femmes | Terminé |
| Isabelle Black, Orianne Chéry, Marina Lasserre, Louise Maraval | Relais 4×400 m femmes | Finalistes — pas de médaille | Terminé |
| Relais 4×100 m mixte | Relais | Aucun Français engagé : la France n’avait pas aligné de relais 4×100 m sur cette épreuve, nouveauté du programme | Terminé |
| Jimmy Gressier | 10 000 m | Médaille de bronze en 28′07″90 | Terminé |
| Aurélien Quinion | Marathon marche | Médaille de bronze en 2h59′29″ | Terminé |
| Alice Finot | 3 000 m steeple | Médaille d’argent en 9′14″24 | Terminé |
| Marie-Julie Bonnin | Perche | Médaille de bronze avec 4,70 m | Terminé |
| Muhammad Abdallah Kounta | 400 m | Médaille d’argent | Terminé |
| Just Kwaou-Mathey | 110 m haies | Médaille d’argent en 13″ 16 | Terminé |
| Étienne Daguinos, Laëticia Bapté | 5 000 m, 100 m haies | Médailles de bronze | Terminé |
| Simon Bédard, Baptiste Guyon | 10 000 m | 9e en 28′24″62 et 5e en 28′20″61 | Terminé |
| Azeddine Habz, Romain Mornet | 1 500 m hommes | Non médaillés — Romain Mornet 8e en 3′37″37, Azeddine Habz 10e | Terminé |
| Solène Gicquel | Hauteur femmes | 8e ex aequo avec Morgan Lake — trois échecs à 1,92 m, la barre de son record personnel | Terminé |
| Jonathan Seremes, Thomas Gogois | Triple saut hommes | Thomas Gogois 4e, au pied du podium. Rang final de Jonathan Seremes non recoupé | Terminé |
| Relais 4×400 m hommes | Relais | Disqualifié en séries (appuis dans le couloir intérieur du premier relayeur) | Terminé |
Agathe Guillemot, dernière grande chance de médaille française sur la piste, a échoué au pied du podium du 1 500 m. Alice Finot, championne d’Europe en titre et recordwoman d’Europe en 8′58″67, a rempli son contrat avec l’argent du steeple. Mélina Robert-Michon, 47 ans, a bouclé vendredi ses neuvièmes Championnats d’Europe, record de longévité toutes catégories.
Les onze médailles françaises : le bilan final #
Ce récapitulatif est le bilan final de la compétition, close le dimanche 16 août 2026 au soir. Le total — onze médailles, 0 or, 3 argent, 8 bronze — est recoupé sur deux bilans tenus indépendamment et concordants. La France n’a remporté aucun titre européen, ce qui la place au 19e rang du tableau des nations — un classement gouverné d’abord par le nombre de titres, et non par le nombre de médailles. En tête de ce tableau : l’Italie avec 10 titres pour 22 médailles, devant la Grande-Bretagne (9 titres, 19 médailles) et l’Allemagne (6 titres, 21 médailles).
| Médaille | Athlète | Épreuve | Performance | Jour |
|---|---|---|---|---|
| Argent | Muhammad Abdallah Kounta | 400 m | 44″ 40 selon la FFA, 44″ 39 selon Eurosport | Mercredi 12 |
| Argent | Just Kwaou-Mathey | 110 m haies | 13″ 16 | Mercredi 12 |
| Argent | Alice Finot | 3 000 m steeple | 9′14″24 | Jeudi 13 |
| Bronze | Étienne Daguinos | 5 000 m | 13′16″09 | Lundi 10 |
| Bronze | Laëticia Bapté | 100 m haies | 12″ 73 | Mardi 11 |
| Bronze | Marie-Julie Bonnin | Perche | 4,70 m | Jeudi 13 |
| Bronze | Aurélien Quinion | Marathon marche | 2h59′29″ | Samedi 15 (matin) |
| Bronze | Jimmy Gressier | 10 000 m | 28′07″90 | Samedi 15 (soir) |
| Bronze | Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse, Hassan Chahdi | Marathon hommes par équipes | Classement par équipes | Dimanche 16 (matin) |
| Bronze | Hilary Kpatcha | Longueur | — | Dimanche 16 (soir) |
| Bronze | Baptiste Thiery | Perche | 5,85 m | Dimanche 16 (soir) |
Trois constats se dégagent de ce tableau final. D’abord, la France termine sans titre, alors qu’elle en avait ramené quatre de Rome en 2024 pour seize médailles au total : c’est le vrai manque de la semaine, et il coûte cher au tableau des nations. Ensuite, les onze médailles se répartissent sur dix épreuves différentes, du 400 m au marathon par équipes, en passant par la perche — qui en rapporte deux, Bonnin et Thiery — et le steeple : c’est la marque d’une délégation large plutôt que d’une poignée de spécialités dominantes. Enfin, huit de ces onze médailles sont en bronze, et plusieurs se sont jouées à très peu — Daguinos pour 27 centièmes devant Gressier sur 5 000 m, Quinion récupéré au classement après une pénalité, Gressier arraché dans le dernier tour. Une délégation qui gagne beaucoup de troisièmes places est une délégation qui se qualifie partout mais qui a manqué, cette semaine, le finish qui fait les titres.
De l’étape d’Albi au rendez-vous de Birmingham #
Les Championnats de France Elite 2026 se sont tenus au stade municipal d’Albi du 24 au 26 juillet 2026, et ils servaient d’ultime étape qualificative pour Birmingham. Environ 600 athlètes y ont pris part, ce qui donne une bonne idée du niveau de concurrence à l’échelle nationale.
La trace d’Albi se lit d’ailleurs partout dans ces championnats : c’est là qu’Erwan Konaté a arraché sa sélection, que Yann Spillmann est passé pour la première fois sous les 45 secondes, que Samuel Vessat a effacé Leslie Djhone des tablettes du 400 m, que Louey Ouerrat s’est offert un titre national, qu’Ilionis Guillaume a enfin décroché son premier titre en plein air, et qu’Alice Finot a renoué avec la victoire.
Le fait marquant, côté émotions, c’est la perte du titre national de Mélina Robert-Michon après 24 sacres consécutifs. L’anecdote est forte, mais elle ne change pas l’essentiel pour Birmingham : elle est bien sélectionnée pour les Championnats d’Europe. Voilà typiquement le genre d’histoire qui rappelle que l’athlé ne se résume jamais aux palmarès.
Questions fréquentes #
Où en sont les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 ?
La compétition est terminée. Elle s’est déroulée du lundi 10 au dimanche 16 août 2026 à l’Alexander Stadium de Birmingham. Tous les résultats sont acquis, et le bilan final de la France s’établit à onze médailles — trois en argent, huit en bronze — sans aucun titre européen.
Combien de médailles la France a-t-elle gagnées ?
Onze au bilan final : aucune en or, trois en argent et huit en bronze, ce qui place la France au 19e rang du tableau des nations, classé d’abord au nombre de titres. Argent : Muhammad Abdallah Kounta sur 400 m et Just Kwaou-Mathey sur 110 m haies en 13″ 16 le mercredi 12 août, puis Alice Finot sur 3 000 m steeple en 9′14″24 le jeudi 13 août. Bronze : Étienne Daguinos sur 5 000 m le lundi 10, Laëticia Bapté sur 100 m haies le mardi 11, Marie-Julie Bonnin à la perche avec 4,70 m le jeudi 13, Aurélien Quinion sur le marathon marche en 2h59′29″ et Jimmy Gressier sur 10 000 m en 28′07″90 le samedi 15, puis, le dimanche 16, le marathon hommes par équipes (Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse, Hassan Chahdi), Hilary Kpatcha à la longueur et Baptiste Thiery à la perche avec 5,85 m.
Qu’a fait Jimmy Gressier sur le 10 000 m ?
Il a pris la médaille de bronze en 28′07″90, sa meilleure performance de la saison sur la distance, le samedi 15 août au soir. Le titre est revenu au Suédois Andreas Almgren en 27′23″44, record des championnats, et l’argent au Suisse Dominic Lobalu en 27′42″67. C’est la première médaille de Jimmy Gressier aux Championnats d’Europe sur piste, lui qui est pourtant champion du monde en titre de la distance. Les deux autres Français de la finale ont terminé 5e (Baptiste Guyon, 28′20″61) et 9e (Simon Bédard, 28′24″62).
Comment Jimmy Gressier a-t-il décroché ce bronze ?
Au sprint, dans les derniers mètres, et pas contre le vainqueur. La course était partie lentement, premier kilomètre en 3′16″9, avant qu’Andreas Almgren ne creuse la cassure décisive autour du huitième kilomètre. À deux tours de l’arrivée, Gressier courait avec l’Italien Yemaneberhan Crippa à près de 250 mètres du Suédois : seule la troisième place restait en jeu. Il a patienté derrière l’Italien avant de le déborder. Lui-même situe son effort « dans les 200 derniers mètres » ; L’Équipe évoque de son côté un sprint lancé à plus de 100 mètres de l’arrivée, et nous ne tranchons pas entre les deux. Sa réaction : « J’ai joué ma stratégie et sécurisé la 3e place parce que je n’avais pas de bonnes jambes. »
Azeddine Habz et Romain Mornet ont-ils été médaillés sur 1 500 m ?
Non. Romain Mornet a pris la 8e place en 3′37″37 et Azeddine Habz la 10e. Le titre est revenu au Néerlandais Stefan Nillessen en 3′35″70, devant le Suédois Samuel Pihlström en 3′36″16 et l’Irlandais Andrew Coscoran en 3′36″24 : aucun des trois n’avait jamais décroché de médaille internationale auparavant. La course, très lente, a piégé les favoris — le Britannique Jake Wightman n’est que 6e en 3′37″17 et le champion du monde portugais Isaac Nader termine dernier en 3′39″69. Nous ne publions pas la décimale du chrono de Habz : elle ne vient que d’une seule source.
Qu’a fait Solène Gicquel au saut en hauteur ?
Elle termine 8e de sa première finale européenne, à égalité avec la Britannique Morgan Lake. Le concours proposait des montées de barre très sévères — 1,83 m, puis 1,88 m, puis 1,92 m : elle a effacé 1,83 m au premier essai, franchi la barre suivante à sa deuxième tentative, puis échoué trois fois à 1,92 m, la hauteur qui aurait égalé son record personnel. Seules cinq concurrentes ont passé 1,92 m. Sur sa dernière barre franchie, les sources divergent — 1,88 m pour Dicodusport, 1,89 m pour France TV Sport — et nous ne tranchons pas. Nous ne publions ni la vainqueure ni la barre gagnante, que nous n’avons recoupées nulle part.
Qu’a fait Agathe Guillemot en finale du 1 500 m ?
Elle a terminé 4e, au pied du podium, lors de la finale courue le dimanche 16 août à 22h13 heure de Paris, avant-dernière course de la compétition. Le titre est revenu à la Britannique Georgia Hunter Bell, devant son public. Augustine Haquet et Adèle Gay, les deux autres Françaises qualifiées, étaient également au départ de cette finale.
Les trois Françaises sont-elles en finale du 1 500 m ?
Oui. Lors des séries du samedi 15 août, Agathe Guillemot a pris la 3e place de sa série en 4′08″17, Augustine Haquet la 6e et dernière place qualificative en 4′08″98, et Adèle Gay la 5e de la série 1 en 4′10″56. Six coureuses par série étaient qualifiées, sans repêchage au temps. « Trois Françaises sur douze, job is done », résumait Agathe Guillemot auprès de sa fédération.
Qui étaient les concurrentes d’Agathe Guillemot en finale ?
Douze coureuses se sont alignées. La principale rivale était la Britannique Georgia Hunter Bell, qui courait devant son public avec 3′55″63 cette saison, meilleure performance européenne de l’année : vice-championne d’Europe 2024 du 1 500 m, médaillée de bronze olympique à Paris et vice-championne du monde du 800 m en 2025 — et c’est bien elle qui a été titrée, Guillemot terminant 4e. Étaient aussi en finale la Portugaise Patrícia Silva, l’Irlandaise Sarah Healy, la Polonaise Weronika Lizakowska, l’Irlandaise Sophie O’Sullivan, la Polonaise Klaudia Kazimierska, la Portugaise Salomé Afonso, l’Italienne Ludovica Cavalli et la Tchèque Kristiina Sasínek Mäki. Laura Muir, double championne d’Europe de la distance, avait été éliminée en séries avec le 10e temps en 4′09″66.
Qui est Agathe Guillemot et quel est son record ?
Agathe Guillemot, 27 ans, licenciée au CAB Pont-l’Abbé et basée à Rennes, est la recordwoman de France du 1 500 m en 3′56″24, établi le 28 juin 2026 au Meeting de Paris. Elle est championne d’Europe en salle 2025 du 1 500 m à Apeldoorn — la première Française à ce palmarès —, médaillée de bronze des Championnats d’Europe en plein air à Rome en 2024 en 4′05″69, 4e des Mondiaux en salle 2026 en 3′59″71 et 9e de la finale olympique de Paris. Elle a gagné plus de neuf secondes sur la distance en deux ans.
Qu’a fait Aurélien Quinion sur le marathon marche ?
Il a pris la médaille de bronze en 2h59′29″, record personnel, le samedi 15 août au matin, pour sa première médaille internationale à 33 ans. Il a franchi la ligne en quatrième position : c’est une pénalité de quatre minutes infligée au Hongrois Bence Venyercsán, rétrogradé 6e, qui lui a rendu le podium. Le titre est revenu à l’Italien Massimo Stano en 2h56′49″ devant l’Espagnol Miguel Ángel López. C’est la première médaille de la marche française aux Championnats d’Europe depuis le titre de Yohann Diniz en 2014.
Qu’ont donné les finales du dimanche pour la France ?
Trois médailles de bronze. Le matin, le marathon hommes a rapporté le bronze par équipes grâce à Valentin Gondouin, Emmanuel Roudolff-Levisse et Hassan Chahdi. Le soir, Hilary Kpatcha a pris le bronze de la longueur, et Baptiste Thiery celui de la perche avec 5,85 m — sa première médaille internationale —, Mathieu Collet terminant 4e du concours remporté par Armand Duplantis à 6,15 m. En revanche, ni le javelot d’Alizée Minard, ni le 3 000 m steeple, ni le 1 500 m femmes (Agathe Guillemot 4e), ni le relais 4×400 m femmes n’ont apporté de médaille supplémentaire.
Où revoir les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 ?
La compétition a été diffusée en clair sur France 2 et France 3, et en intégralité sur france.tv, avec une reprise sur Eurosport et HBO Max. Maintenant qu’elle est terminée, les sessions et les finales des concours restent disponibles en replay sur france.tv.
Les horaires sont-ils donnés en heure française ou en heure anglaise ?
Tous les horaires de cette page sont en heure de Paris. Birmingham vit à l’heure britannique, soit une heure de moins : retirez une heure pour obtenir l’horaire local. La finale du 1 500 m femmes de 22h13 heure de Paris correspond ainsi à 21h13 à Birmingham, ce que confirme le programme officiel de la compétition.
Où et quand ont eu lieu les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 ?
À Birmingham, au Royaume-Uni, à l’Alexander Stadium, du lundi 10 au dimanche 16 août 2026. C’était la 27e édition de la compétition et une première au Royaume-Uni. Le stade compte environ 40 000 places et a accueilli près de 1 600 athlètes, dont 80 Français, 45 hommes et 35 femmes.
À retenir #
- Les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 sont terminés : sept jours de compétition, du 10 au 16 août, à l’Alexander Stadium de Birmingham, pour la 27e édition.
- Bilan final de la France : onze médailles — 0 or, 3 argent, 8 bronze — et aucun titre européen, contre quatre titres à Rome en 2024. D’où le 19e rang au tableau des nations, qui classe d’abord sur les titres.
- Argent : Muhammad Abdallah Kounta (400 m), Just Kwaou-Mathey (110 m haies, 13″ 16), Alice Finot (3 000 m steeple, 9′14″24 — la tenante du titre ne conserve pas sa couronne). Bronze : Jimmy Gressier (10 000 m, 28′07″90), Étienne Daguinos (5 000 m), Laëticia Bapté (100 m haies), Marie-Julie Bonnin (perche, 4,70 m), Baptiste Thiery (perche, 5,85 m), Hilary Kpatcha (longueur), Aurélien Quinion (marathon marche, 2h59′29″) et le marathon hommes par équipes (Gondouin, Roudolff-Levisse, Chahdi).
- La journée de clôture a rapporté trois bronzes : le marathon par équipes le matin, puis Kpatcha à la longueur et Thiery à la perche — la première médaille internationale du perchiste, Mathieu Collet terminant 4e.
- Armand Duplantis a signé un 4e titre européen consécutif à la perche, seul à franchir 6,15 m, devant Emmanouil Karalis (6,00 m) et Thiery ; il n’a pas tenté son record du monde (6,31 m).
- Agathe Guillemot a terminé 4e du 1 500 m, au pied du podium, dans la finale remportée par Georgia Hunter Bell devant son public — le pronostic de la FFA s’est vérifié.
- Le tableau des nations : l’Italie en tête avec 10 titres (22 médailles), devant la Grande-Bretagne (9 titres, 19 médailles) et l’Allemagne (6 titres, 21 médailles).
- Le samedi soir, dernier fait d’armes individuel sur piste : Jimmy Gressier en bronze du 10 000 m, arraché dans les 200 derniers mètres face à Yemaneberhan Crippa — « J’ai joué ma stratégie et sécurisé la 3e place parce que je n’avais pas de bonnes jambes ».
- Ce que nous refusons d’écrire : aucun résultat non recoupé. Nous ne publions pas les classements du javelot féminin, du 3 000 m steeple hommes, des relais du dimanche ni les places individuelles des marathoniens, faute de relevés recoupés. Les divergences signalées pendant la compétition (chrono d’Almgren, dernière barre de Gicquel, chrono de Kounta, sprint de Gressier) restent documentées dans le corps de l’article.
- Attention au fuseau : nos horaires sont en heure de Paris, Birmingham est une heure plus tôt. Les épreuves restent visibles en replay sur france.tv.
Plan de l'article
- En bref
- Agathe Guillemot 4e du 1 500 m : le pied du podium pour finir
- La dernière journée : ce qu’ont donné les finales du dimanche 16 août
- Les dates, la ville hôte et le cadre de la compétition
- Jours 3 à 6 : les six médailles françaises depuis mercredi
- Dimanche 16 août : trois médailles pour porter le bilan final à onze
- Jour 2, mardi 11 août : le bilan complet des Bleus
- Jour 1, lundi 10 août : le bilan complet
- Le programme jour par jour : quelles épreuves retenir ?
- Le dernier week-end en résumé
- Sur quelles chaînes voir les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 ?
- Streaming, replay, applications : comment suivre l’événement en direct
- Les Français à Birmingham : tous les verdicts
- Les onze médailles françaises : le bilan final
- De l’étape d’Albi au rendez-vous de Birmingham
- Questions fréquentes
- À retenir